ENSEIGNEMENT : Hermès Trismégiste

Publié le par La porte est en dedans

"Sache que tout ce qui est dans le monde, sans exception, est le siège d'un mouvement, soit d'augmentation, soit de diminution. Or, tout ce qui se meut est vivant, et la vie universelle est une transformation nécessaire. Dans son ensemble, le monde ne change pas, mon fils, mais toutes ses parties se transforment. Rien ne se détruit ou ne se perd, mais il y a une confusion dans les mots; ce n'est pas la naissance qui est la vie, c'est la sensation; ce n'est pas le changement qui est la mort, c'est l'oubli. S'il en est ainsi, tout est immortel, la matière, la vie, l'intelligence, le souffle, l'âme, tout ce qui constitue l'être vivant.

Considère encore ceci, mon fils, que chacun des autres animaux ne vit que dans une partie du monde: les animaux aquatiques dans l'eau, les animaux terrestres sur la terre, les volatiles dans l'air; tandis que l'homme use de tous les éléments, la terre, l'eau, l'air, le feu. Il voit même le ciel et le touche par cette sensation.

La matière, mon fils, est hors de Dieu, si tu veux lui attribuer un lieu spécial; mais la matière qui n'est pas mise en oeuvre est-elle autre chose qu'une masse confuse? Et si elle est mise en oeuvre n'est-ce pas par des énergies.
Que ce soit matière, corps ou essence, sache que ce sont là des énergies, matérielle dans la matière, énergie corporelle dans les corps, énergie essentielle dans l'essence.

Il en est ainsi, mon fils; [les sens perçoivent] ce qui s'élève comme le feu, ce qui descend comme la terre, coule comme l'eau, souffle comme l'air; [mais] comment pourrais-tu saisir par les sens ce qui n'est ni solide, ni liquide, ni dur, ni mou, ce qui se conçoit seulement en puissance et en énergie.

Tout descend du ciel sur la terre, dans l'eau, dans l'air. Le feu seul est vivifiant, parce qu'il tend vers le haut; ce qui tend vers le bas lui est subordonné. Ce qui descend d'en haut est générateur, ce qui émane et s'élève est nourrissant.

La vie est l'union de l'intelligence et de l'âme; la mort n'est pas la destruction de ce qui était uni, mais la rupture de l'unité.
Les peuples appellent mort la transformation, parce que le corps se décompose et que la vie cesse d'être apparente."

 

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